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Cinema

LÉVIATHAN

Andreï ZVIAGUINTSEV - Russie 2014 2h21mn VOSTF - avec Alexeï Serbriakov, Elena Liadova, Vladimir Vdovitchenkov, Roman Madianov, Anna Oukolova, Alexeï Rozine, Sergueï Pokhodaev... Scénario de Andreï Zviaguintsev et OIeg Neguine.Festival de Cannes 2014 : Prix du Meilleur scénario. Musique de Philip Glass.

Du 24/09/14 au 28/10/14 à Toulouse - Du 22/10/14 au 28/10/14 à Tournefeuille

Il y a des paysages, des contrées qui prédisposent naturellement à la tragédie, en tout cas aux histoires qui dépassent les humains et jouent avec eux comme avec des marionnettes. C'est le cas des rivages de la mer de Barents, aux confins septentrionaux de la Russie, juste sous l'Océan Arctique. Des terres convoités de plus en plus pour leurs richesses souterraines. Et pourtant c'est un fait divers américain qui a inspiré au surdoué du cinéma russe Andreï Zviaguintstiev cette nouvelle merveille, de nouveau primée dans un grand festival international (Le Retour, son premier long métrage, avait décroché le Lion d'Or au Festival de Venise 2003, et son précédent et tout aussi magnifique Elena avait reçu le prix Un Certain Regard au Festival de Cannes en 2012). Ce fait divers s'est déroulé au Colorado en 2004, et concernait un modeste soudeur dont l'atelier jouxtait une entreprise en faillite, qu'un grand groupe américain avait décidé de racheter avec les terres attenantes. Et le soudeur s'était retrouvé avec une procédure d'expropriation sur le dos. Le brave homme épuisa en vain tous les recours juridiques avant de péter les plombs et d'aller détruire à la pelleteuse une partie des bâtiments administratifs de sa ville…

Ici nous allons suivre Kolia, solide garagiste qui vit donc dans une petite ville au bord de la mer de Barents, avec sa jeune femme Lilia et son fils Roma, qu'il a eu d'un précédent mariage, un adolescent dans la fleur de l'âge ingrat. Il a une maison juste à côté de son garage, posée sur les hauteurs avec vue sur la mer sauvage. Un modeste paradis menacé par le maire de la ville, Vadim Cheleviat, qui veut à tout prix le racheter pour un projet mystérieux. Se sentant acculé, Kolia fait appel à son vieil ami Dmitri, avocat moscovite. Mais aux regards que s'échangent Dmitri et Lilia, on peut prévoir que leur relation va rajouter de la complexité à une situation qui se dégrade jour après jour…
À partir d'un canevas simple et d'une grande efficacité dramatique, Zviaguintstiev construit un récit implacable qui suit le destin – qu'on devine inexorable – de Kolia, acceptant, irréductible, d'affronter le chaos. Le cinéaste en profite évidemment pour décrire, avec un humour acide et cruel, une société en pleine déliquescence où alcool, cupidité et religion pervertie font bon ménage, au-dessus ou complètement à côté de la morale, de la loi ou de ce qu'il en reste, les tentatives désespérées de l'avocat Dmitri pour la faire respecter semblant bien dérisoires. Le maire, petit rougeaud pathétique mais diablement nuisible, incarné par un acteur aussi génial que méconnu, fera sans aucun doute figure de modèle pour la représentation des oligarques locaux dans le cinéma russe ! La scène absurde qui voit Kolia et quelques amis (dont le chef de la police déclarant pouvoir s'enivrer sans risque puisque lui seul contrôle les conducteurs alcooliques !) rouler cent kilomètres pour aller tirer au fusil d'assaut sur l'effigie d'anciens dignitaires du régime au bord d'un lac, tout en s'enfilant des litrons de vodka bon marché, est anthologique.

Égrenant aussi son chapelet d'arrestations arbitraires, de violences policières et de décisions judiciaires d'une bêtise crasse, Leviathan – le titre est une référence directe à l'œuvre du philosophe Hobbes, qui prônait la puissance de l'État juste pour régir la guerre des intérêts individuels – s'avère une charge morale d'une puissance inouïe, d'une mordante ironie où l'État dévoyé et l'Église toute puissante sont justement au service exclusif des intérêts de quelques individus.

 

Я шагаю по москве Никита Микайлков 1960
1.13.25 Citation de Staline Les ecrivains sont les ingenieurs de l'âme. Période de dégel Kroutchev 1953-1964

 

La 11e Semaine du cinéma russe à Paris « Regards de Russie » a lieu cette année entre le 13 et le 19 novembre au cinémas « l’Arlequin » (76 rue de Rennes - 75006 Paris, Métro St Sulpice), « Le Majestic Passy » (le 14 novembre, 18 rue de Passy – 75016 Paris, Métro: Passy) et « Le Reflet Médicis » (le 15 novembre, 3 rue Champollion – 75005 Paris, Métro: Cluny la Sorbonne). 

Selon le directeur de l’événement, le producteur et réalisateur Renat Davletiarov, la « Semaine du cinéma russe » a pour but de montrer autre chose que le seul« cinéma d’auteur, déjà très souvent présenté dans des festivals internationaux. Nous montrons les films de genre, les premiers films d’auteur, les films primés dans des festivals en Russie, et les succès de box-office. Et en même temps, il ne s’agit pas d’une sélection de films chaotique, mais de la volonté de produire un reflet objectif des tendances qui existent dans le cinéma russe d’aujourd’hui ».

L’un des films d’auteur les plus attendus de l’automne, Le Géographe a bu son globe (sortie en Russie le 7 novembre),

Légende n°17est « enfin un vrai film hollywoodien », selon les jeunes qui ont afflué en masse au cinéma pour découvrir l’histoire d’un hockeyeur amenant l’équipe de l’URSS à la victoire contre le Canada en 1972.

 Une longue et heureuse vie de Khlebnikov, un drame social de bonne facture sur la lutte d’un fermier peu conciliant avec une administration gangrénée par la corruption, ainsi que Elle, de Larissa Sadilova, sur le destin d’une immigrée tadjik, et La Honte, de Youssoup Razykov, sur la vie des femmes de sous-mariniers dans le nord de la Russie.

Corps et biens est le premier long métrage de la très prometteuse Taïsia Igumentseva primée à Cannes en mai dernier pour le moyen métrage

Les épouses célestes du peuple Mari est quant à lui un ovni merveilleux et poétique que l’on pourrait qualifier de Decameron païen tant les composantes mystique et érotique sont liées dans ce conte pour adultes. Un kaléidoscope de 22 épisodes évoque la vie de 25 jeunes filles du peuple Mari, l’un des derniers peuples païens en Europe et sans doute le plus flamboyant, dont les rites anciens ont été par miracle conservés dans la Russie contemporaine.

Moi aussi, d’Alexei Balabanov

 

 

Cinema Illusion (Moscou)

Situé au rez-de-chaussée de la célèbre Maison Haute d'architecture stalinienne,  le cinéma Illusion a ouvert ses portes en 1952. Réservé aux membres du Parti; aux gradés militaires et à tous les occupants de la Maison Haute (soigneusement choisi par Staline lui-même), le cinéma acceuille ses visiteurs dans le marbre et les colonnes néoclassiques; Ce n'est qu'en 1966 que l'établissement ouvre ses portes au public en projetant le premier film français La Grande Illusion: Les premiers cinémas de la Russie tsariste (entre 1905 et 1908) portaient tous le même nom : Illusion. 

Les débuts sont marqués par la bataille contre la censure (Goskino était la structure d'état en charge du cinéma) et le directeur artistique de l'époque, Vladimir Soloviov, organsait des projections de films dans les usines (ZIL), mais évitait tous les films pro-américains ou pro-fascistes. En projetant des films soviétiques, le cinéma contribuait aussi à la mission "d'éducation" du public et offrait des cycles de conférences sur l'histoire du cinéma:

L'établissement connu un tel succès que les gens dormaient devant les caisses pour être sûrs d'obtenir un ticket d'entrée. Chaque syndicat avait son quota de places. 

le film Ninotchka avec Greta Garbo resta censuré. En 1964 l'URSS n'avait aucune idée de la "nouvelle vague" de Truffaut. En 1967, on projeta La Dolce Vita de Fellini (sorti en Italie en 1959).

A la moitié des années 80 tous les films purent être projetés à l'exception des films de Andre Tarkovski.

L'équipe de traducteurs simultanés travaillant pour le cinéma fut la meilleure du pays.

Dans les années 1990, la fréquentation du cinéma baissa. Il devint une cinémathéque avec plus de 60000 films originaux.

Il semblerait que l'Illusion ait perduré jusqu'à aujourd'hui, en se spécialisant dans les projections de vieux films, les retroscpectives et les conférences . 

CP

 

 

 

 

Рожденные в СССР

Born in the USSR: 21 Up is a 2005 British documentary, directed by Sergei Miroshnichenko.

Following in the tradition of the original UK Up Series, this documentary revisits a group of Russian children at seven-year intervals to track their development against a backdrop of social and political change. Following the success of the UK original, this film looks at life for a group of young people from the former Soviet Union. The adults here, all introduced to viewers at the age of seven and seen again at 14, were born in a country that no longer exists. Their stories provide an insight into the break-up of the former Soviet Union as well as a reflection of what life has become without Communism.

Since filming started 14 years ago, some of the youngsters have left the former USSR to go to Israel or the United States, some have stayed in their family home, but all have had their lives changed. Archival footage of them at the ages of seven and 14, and now new material at 21, shows life in a society that was once shut off from the world.

The documentary was followed by Born in the USSR: 28 Up in 2012.

Mosfilm (en russe : Мосфильм) est une société de production cinématographique fondée en 1920, après la nationalisation des moyens de production soviétiques. C'est aussi un très grand village cinématographique situé à Moscou, au lieu-dit Colline des moineaux. En 2010 la société décide de mettre en ligne ses films et d'ainsi lutter contre le piratage. http://cinema.mosfilm.ru/

A Driver for Vera 2004 (RussianВодитель для ВерыVoditel dlya Very) is a Ukrainian-Russian co-produced psychological drama film from 2004, set in 1962 SevastopolUkrainedirected and written by Russian Pavel Chukhrai.[2] The film won numerous Russian awards including Best Film at the Sochi Film Festival. The film's two-country origin resulted in the film being rejected as Ukraine's entry for the Foreign Film Academy Awardscategory for 2005, due to a rule which states that "the submitting country must certify that creative talent of that country exercised artistic control of the film.

Moscow Does Not Believe in Tears 1980  (RussianМосква слезам не верит‹See Tfd› translit. Moskva slezam ne verit) is a 1980 Soviet film made byMosfilm. It was written by Valentin Chernykh and directed by Vladimir Menshov. The leading roles were played by Vera Alentova and by Aleksey Batalov. The film won the Academy Award for Best Foreign Language Film in 1980

Маленкая Вера En 1988,, sortait en URSS le film de Vassili Pitchoul, La petite Vera (Маленькая Вера). En mai 1986, le Ve congrès de l'Union des cinéastes d'URSS avait libéralisé le cinéma soviétique et des sujets jusque là interdits pouvaient désormais être traités. La petite Veraest sans doute l'un des films les plus emblématiques de cette perestroika alors en cours. Avec le recul, le film n'apparaît sans doute pas comme un chef d'œuvre, mais il avait le mérite de dessiner un portrait réaliste (et plutôt noir) de ce que vivait une partie de la jeunesse soviétique ainsi que des conflits de générations. Le succès populaire de ce film (55 millions d'entrées dans les salles de cinéma soviétiques) témoigne en tous cas de l'intérêt que lui porta le public

We'll Live Till Monday (Доживём до понедельника) is a 1968 Soviet romance film directed by Stanislav Rostotsky. It was entered into the 6th Moscow International Film Festival where it won the Golden Prize. 

 

 

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